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- Posté le 12/07/2008, 23h29 , édité le 09/08/2008, 14h22
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Ce n'est pas un secret, j'utilise le système d'exploitation GNU/Linux. J'ai jusqu'à il y a une semaine utilisé la distribution Ubuntu. J'avais bien tenté une migration vers Gentoo, mais mon ordi portable m'a causé des soucis à la compilation du noyau. Puis lors d'une récente IRL, j'ai été converti à Zenwalk.
EDIT : L'adresse du site francophone de Zenwalk a changé : zenwalk-fr.org
Pourquoi avoir quitté Ubuntu ?
J'ai été sous cette distribution pendant presque trois ans, et j'ai constaté son évolution. Je trouve qu'elle a très bien évolué depuis la 6.06 « Dapper Drake » jusqu'aux versions les plus récentes. Je blâme par exemple l'introduction de pulseaudio, qui a causé beaucoup de bugs sonores. Son ajout a été fait de manière un peu prématurée, je pense. Ensuite, je ne suis pas convaincu par tous ces logiciels plus ou moins utiles (Tracker, par exemple) fournis avec le bureau, qui ont amené avec eux des tâches de fond encombrantes.
Le noyau générique commençait aussi à peser un peu lourd. Qui plus est, il fournit des drivers dont on n'a pas forcément besoin, et qui ne sont pas libres. Leur présence ne me gêne pas, mais l'utilisateur n'est pas très averti, je trouve. On nous parle du logiciel libre, de l'interopérabilité, et ce au sein même de la communauté Ubuntu, mais on fait fi des problèmes que peuvent poser ces drivers dans le contexte de cette liberté si fièrement mise en valeur.
Et puis j'avais envie de changement. Gentoo m'avait tenté pour son côté « distribution source », très optimisée. Son principe : tout logiciel installé est compilé (code source converti en langage machine), ce qui permet de l'adapter à ses besoins et à ce qu'on désire utiliser. Mais son noyau était une plaie à configurer, et je me suis lassé.
Zenwalk : une distro sympa

Puis on m'a présenté la distribution Zenwalk. Elle est basée sur Slackware. Comme Ubuntu, il s'agit d'une distribution binaire, disposant d'un noyau générique.
Pour installer des logiciels (ou packages), on peut utiliser des fichiers à l'extension « .tgz ». Aucune dépendance (logiciel nécessaires pour faire tourner celui installé) n'est imposée, et l'utilisateur est libre de les installer. Bon, vaut mieux qu'il le fasse, car sinon, ledit logiciel risque de ne pas démarrer.
La recherche de packages et l'installation des dépendances sont facilitées par un outil du nom de Netpkg. À l'instar d'APT, il s'en va interroger des dépôts, liste, puis télécharge les packages à installer. Toujours fidèle à l'esprit des .tgz, il demande à l'utilisateur s'il veut installer les dépendances. Précisons que les logiciels sont mis à jour très rapidement et fréquemment sur les dépôts !
Mais si je désire installer une version plus récente d'un logiciel avant sa mise en ligne, je peux toujours le compiler et en faire un .tgz grâce à GCC (installé de base) et Checkinstall.
Je suis aussi ravi de ne pas avoir deux versions de chaque librairie (« base » et « développement »), comme pour le système APT.
Le navigateur web par défaut est Iceweasel. Il s'agit d'un fork de Firefox, auquel on a retiré tout ce qui n'est pas libre. Donc installer Firefox à la place n'est pas utile. Thunderbird trouve aussi son fork en Icedove.
Sur Wikipedia, il est dit que Zenwalk est l'une des distributions binaires les plus rapides. Je veux bien le croire ! Le système est fourni de base avec l'environnement de bureau XFCE, très léger. J'ai été surpris par la vitesse de lancement des applications ! Globalement, le tout est très réactif.
Le noyau générique est très léger, lui-aussi. Cependant, le temps de démarrage reste, à 5 secondes près, similaire à celui d'Ubuntu, bien que le bureau s'avère tout-de-suite fonctionnel après chargement. Mais pour ceux qui connaissent bien leur système, un utilitaire est mis à disposition pour choisir quels modules on désire charger au démarrage.
Des drivers non-libres sont disponibles. (pour NVIDIA, par exemple) Mais avant leur première mise en service, l'utilisateur doit accepter leur licence, qui est affichée au démarrage du système. Il est ainsi mis au courant de ses droits sur ce qu'il installe.
Quelques bémols
Zenwalk est une distribution qui a su me ravir à bien des égards : elle informe l'utilisateur, lui impose le minimum, lui laisse le choix des logiciels et dépendances à installer et le tient au courant de ses droits sur ce qu'il installe. Elle est aussi rapide, et peut être optimisée.
Cependant, il est évident qu'elle n'est pas tout-à-fait conseillée pour les débutants. Bien que la documentation soit assez claire, mais pas très à jour, certaines interfaces de configuration, notamment celle des utilisateurs, ne sont pas très simples à utiliser. Pour les ordinateurs portables à la résolution exotique, il faut modifier le fichier /etc/X11/xorg.conf pour que l'affichage soit bon.
La palette de logiciels disponibles dans les dépôts n'est pas très fournie. J'ai été très désavantagé pour la MAO, car la grande majorité des logiciels que j'utilise n'y est pas, même dans le dépôt utilisateurs. J'ai donc dû les compiler moi-même. Je précise d'ailleurs que JACK est loin d'être à jour.
Le point positif, c'est que l'utilisateur n'est pas perdu dans une liste de choix de logiciels faisant la même chose.
Netpkg ne permet pas de gérer ses packages hors-ligne. On est donc un peu embêté si l'on désire désinstaller un logiciel graphiquement. Il reste cependant la ligne de commande.
Conclusion
En tant que linuxien un minimum averti, ces défauts sont surmontables, et je crois que j'ai trouvé en Zenwalk la distro dont j'avais besoin, qui me laisse plus de contrôle sur mon système. Je bénéficie d'un environnement optimisé sans trop de prise de tête.
Bref, je remercie celui qui me l'a présentée, je suis satisfait !
